C’est un
Pascal Lamy détendu qui arrive au 57 bis, rue
d’Auteuil, à Paris, le 25 février, alors que les
discussions entre ambassadeurs se poursuivent à
Genève dans le cadre du cycle de Doha. Il a
apporté avec lui un livre-rapport édité par l’ONG
Consumer Unity & Trust Society, intitulé « L’agriculture
dans le développement d’une sélection de pays
africains ». De la belle ouvrage, selon lui, « qui
permet de comprendre pourquoi l’Afrique est
importatrice nette de produits alimentaires ».
Optimiste ou pessimiste sur les chances de
démanteler les obstacles au commerce qui
contribuent à raréfier et à renchérir la
nourriture du monde ? « Ni l’un ni l’autre,
répond-il. Car je n’en dormirais plus. » Point
n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de
réussir pour persévérer, disait Guillaume d’Orange.
N’est-ce pas ?